Guide pratique
Certificat d’engagement et de connaissance : ce qu’un refuge doit savoir
Depuis le 1er octobre 2022, une personne qui acquiert pour la première fois un chien, un chat, un furet ou un lapin de compagnie doit avoir signé un certificat d’engagement et de connaissance, et sept jours doivent s’écouler avant que l’animal lui soit remis. Le refuge ou l’association qui cède l’animal doit s’en assurer.
Qui doit le signer, et pour quels animaux ?
La loi du 30 novembre 2021 contre la maltraitance animale demande à toute personne physique qui acquiert un animal de compagnie, qu’elle l’achète ou qu’on le lui donne, de signer un certificat d’engagement et de connaissance des besoins de l’espèce. Sont concernés les chiens et les chats, ainsi que les furets et les lapins de compagnie. Il faut un certificat par espèce.
L’obligation vaut pour la première acquisition d’un animal de l’espèce. Une personne qui a déjà présenté un certificat pour cette espèce reçoit à la place un document d’information sur les besoins de l’animal.
Les équidés relèvent d’un régime distinct.
Ce que le certificat doit contenir
L’acquéreur signe le certificat et y porte une mention manuscrite par laquelle il s’engage expressément à respecter les besoins de l’animal. Les modèles diffusés par le ministère de l’Agriculture sont des exemples : leur forme n’est pas imposée.
Le certificat précise, pour l’espèce concernée :
- les besoins physiologiques, comportementaux et médicaux de l’animal ;
- les obligations d’identification ;
- ce que sa détention implique, en coût et en organisation, tout au long de sa vie.
Qui peut le délivrer ?
Le certificat est délivré par une personne qui remplit l’une des conditions de qualification exigées pour exercer une activité liée aux animaux de compagnie : certification professionnelle, attestation de connaissances (ACACED) ou ancien certificat de capacité. Ce peut être un vétérinaire, ou le responsable d’un refuge ou d’une association de protection animale.
Celui qui délivre le certificat n’est pas forcément celui qui cède l’animal, et la remise peut se faire à distance.
Le délai de sept jours
La cession de l’animal ne peut pas intervenir moins de sept jours après la délivrance du certificat à l’acquéreur. Le point de départ est bien la délivrance, et non la signature : le Conseil d’État l’a rappelé le 21 mars 2025, en annulant sur ce point l’instruction ministérielle qui retenait la signature.
Ni la loi ni le décret ne prévoient d’exception à ce délai.
Ce que le refuge ou l’association doit vérifier
Le cédant s’assure que l’acquéreur a signé le certificat et que celui-ci lui a été délivré depuis sept jours au moins. Garder une copie du certificat n’est pas imposé par les textes, mais c’est recommandé : c’est la preuve que la vérification a été faite.
Ne pas s’assurer de la signature est puni d’une contravention de troisième classe.
Les autres documents de l’adoption
Le certificat ne remplace pas les autres pièces de la cession d’un chien ou d’un chat :
- une attestation de cession, datée et signée par les deux parties ;
- un certificat vétérinaire ;
- un document d’information sur les besoins de l’animal, lorsque l’acquéreur n’a pas de certificat à signer ;
- l’identification de l’animal, obligatoire avant toute cession, et la déclaration du changement de détenteur au fichier national.
Dans Calidis
Le certificat et le délai dans Calidis
Le certificat d’engagement fait partie des documents du refuge : il s’envoie à l’adoptant par un lien personnel et se signe en ligne. Au moment de finaliser l’adoption d’un chien ou d’un chat, le logiciel prévient si aucun certificat n’a été signé en ligne depuis au moins sept jours. La checklist de départ se coche au fil du dossier.
Sources officielles
- Tout savoir sur le certificat d’engagement et de connaissance (ministère de l’Agriculture)
- Avoir un chien ou un chat : quelles sont les règles ? (Service-Public)
- Décret n° 2022-1012 du 18 juillet 2022 relatif à la protection des animaux de compagnie (Légifrance)
- Loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale (Légifrance)
- Conseil d’État, 21 mars 2025, décision n° 470211
Ce guide donne une information générale à la date indiquée. Il ne remplace ni les textes officiels, ni l’avis de la direction départementale de la protection des populations, de l’administration fiscale ou d’un professionnel du droit.