Guide pratique
Registre des entrées et sorties : ce que la loi demande à un refuge
Tout refuge doit pouvoir dire d’où vient chaque animal, où il est parti et quand. C’est l’objet du registre des entrées et sorties, que les services de contrôle peuvent demander à tout moment. Les règles ont changé en juillet 2025 : voici celles qui s’appliquent aujourd’hui.
Qui doit tenir un registre ?
Le code rural impose deux registres au responsable d’un refuge ou d’une fourrière, comme aux élevages de chiens et de chats et aux pensions : un registre d’entrée et de sortie des animaux, et un registre de suivi sanitaire et de santé. Ils doivent être à jour et présentés à toute demande des services de contrôle, en pratique la direction départementale de la protection des populations.
Les associations sans refuge sont aussi concernées : celle qui place des animaux en famille d’accueil tient un registre des animaux confiés, à la disposition de l’administration.
Le contenu des registres est fixé par l’arrêté du 19 juin 2025. Il a remplacé celui du 3 avril 2014, que beaucoup de guides citent encore.
Ce que le registre des entrées et sorties doit contenir
Pour les chiens, les chats et les furets, le registre indique au fur et à mesure les entrées, les sorties, les naissances et les morts. Chaque événement s’y inscrit au plus tard dans les 72 heures.
- L’animal : espèce, race, sexe, statut reproducteur s’il est connu, date de naissance ou âge, numéro d’identification, signes particuliers.
- L’entrée : sa date et la provenance de l’animal.
- La sortie : sa date, son motif, l’identité et l’adresse du destinataire.
- Le décès : sa date et sa cause, si elle est connue.
Papier ou informatique ?
Sur papier, le registre est coté et tenu sans blanc, ni rature, ni surcharge ; une correction s’écrit à part, avec sa raison.
Un registre informatique est admis s’il offre les mêmes garanties de contrôle. L’arrêté demande alors de créer et de sauvegarder, au moins tous les six mois, une version non modifiable, numérotée et datée, et de pouvoir en imprimer une version papier à la demande des agents de contrôle.
Aucun formulaire officiel n’est imposé pour ces registres.
Le registre de suivi sanitaire et de santé
Le second registre suit la santé des animaux : état général à l’entrée et à la sortie, vaccinations, symptômes et traitements, chirurgies dont la stérilisation, isolement sanitaire, cause de la mort. Les comptes rendus du vétérinaire sanitaire y sont portés.
Ce vétérinaire visite les locaux d’un refuge ou d’une fourrière au moins deux fois par an ; une seule visite annuelle est possible pour une association sans refuge.
Combien de temps les conserver ?
Chaque volume du registre des entrées et sorties se garde, dans les locaux, trois ans après la sortie des animaux qui y figurent. Le registre de suivi sanitaire se garde trois ans à compter de sa dernière inscription.
Ne pas tenir l’un des deux registres, ou ne pas pouvoir le présenter, est puni d’une contravention de quatrième classe.
Ce qui change en 2027 et en 2029
À compter du 1er janvier 2029, pour les chiens, les chats et les furets, le registre des entrées et sorties sera celui que met à disposition le fichier national d’identification, à mettre à jour dans les 72 heures qui suivent chaque mouvement.
Dès le 1er janvier 2027, certaines informations sanitaires, comme la stérilisation et la vaccination contre la rage, devront aussi lui être transmises.
Dans Calidis
Le registre dans Calidis
Créer la fiche d’un animal inscrit son entrée ; une adoption, un placement en famille d’accueil ou une cession inscrit sa sortie, avec son destinataire. Le registre se consulte par onglets, dont un pour la mortalité et un pour le suivi sanitaire, et s’imprime. Pour garder la version datée que demande l’arrêté, imprimez-le ou enregistrez-le en PDF au moins tous les six mois.
Sources officielles
- Arrêté du 19 juin 2025 fixant les règles sanitaires et de protection animale des activités liées aux animaux de compagnie (Légifrance)
- Code rural et de la pêche maritime, article R214-30-3 (Légifrance)
- Loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale (Légifrance)
- Le bien-être et la protection des animaux de compagnie (ministère de l’Agriculture)
Ce guide donne une information générale à la date indiquée. Il ne remplace ni les textes officiels, ni l’avis de la direction départementale de la protection des populations, de l’administration fiscale ou d’un professionnel du droit.